Escalade de la violence conjugale

Nous entendons de plus en plus parler de violence conjugale et d’agressions sexuelles. Les derniers mois, ce sont les personnalités publiques qui ont parlé pour dénoncer ces abus. Elles ont permis, d’une certaine façon, de donner une voix aux femmes qui n’en ont pas.

La violence faite aux femmes est présente et bien réelle, nous devons en parler. Cependant, est-ce que nous en parlons trop? Il fut un temps, à mes débuts, où je me suis attardée à cette question. Je craignais que si on en parlait trop, cela finisse par devenir banal. J’ai même eu peur que nos dénonciations finissent par tomber dans l’oreille d’un sourd, comme si la violence était rendue normale. J’ai eu cette pensée et, croyez-moi, je suis la première à dénoncer ces gestes et ces paroles déplaisantes.

Il faut continuer à aller de l’avant et à lutter pour celles qui n’en ont pas la force parce qu’elles ont peur de leur conjoint, sont mises au pied du mur et sont menacées de toutes parts — ces femmes dont le conjoint menace de les tuer ou de leur enlever les enfants si elles parlent… Vous voyez, la violence conjugale, c’est aussi des paroles déplaisantes. Ces paroles sont en fait le début de l’escalade qui mène ultimement à la dernière marche, celle à laquelle il ne faudrait jamais arriver. Il faut continuer notre combat.